« L’histoire a ses repères, l’année qui vient en est un : 1992 consacre une belle aventure, celle de la Communauté économique européenne, un formidable projet, celui que nous ont légué les pères du traité de Rome. L’année 1992 ouvre une ère nouvelle, celle de Maastricht, elle dessine un très bel horizon, celui de l’Union européenne ».

– Discours de Jacques DELORS devant le Parlement européen, 11 février 1992

Le 7 février 1992, il y a vingt-cinq ans jour pour jour, les douze États membres de la communauté économique européenne signaient ce qui allait devenir le traité fondateur de la construction politique et monétaire de l’Union européenne. En ce jour anniversaire marquant le quart de siècle du traité de Maastricht, les Jeunes Radicaux de Gauche appellent à réévaluer les objectifs de la construction européenne.

En 1992, nos ainés ont voté pour fonder la citoyenneté européenne. Ils ont voté pour le droit de circuler et résider librement partout en Europe. Ils ont voté pour des droits nouveaux devant le parlement européen, le médiateur européen. Ils ont voté, enfin, pour la création d’une monnaie unique, symbole de ce rapprochement des peuples européens.

Alors que les symboles et valeurs de l’Union européenne sont dégradés par nos principaux partenaires, par les États-Unis de Donald Trump, par le Royaume-Uni de Theresa May, nous voulons rappeler l’importance de cet acte fondateur qui, en instaurant la citoyenneté européenne, a créé une communauté de valeur dépassant le cadre économique.

La construction européenne n’est pas finie. L’échec du traité établissant une Constitution pour l’Europe a laissé un vide qu’il nous appartient de combler. Nous, Jeunes Radicaux de Gauche, européens et fédéralistes convaincus, réclamons d’urgence la tenue d’une Convention européenne afin de rétablir des bases saines, solides et démocratiques à une Europe devenue technocratique et difficilement gouvernable. Nous demandons la fin de la règle de l’unanimité au Conseil qui paralyse toute prise de décision. Nous appelons à la modification des règles de nomination des Commissaires européens afin qu’ils répondent d’un accord de coalition et non plus du bon vouloir des chefs d’État. Nous demandons l’expansion, la transparence et l’automaticité du budget de l’Union européenne, financé par des ressources propres indépendantes du bon vouloir des États-membres, et la mise en place de mécanismes de péréquation pour assurer un soutien aux régions en retard de développement.

Pour répondre aux défis de demain – Europe de l’énergie, dépassement des objectifs de la COP21, protection de l’État de droit, sécurité sur le sol européen, promotion de la culture – nous avons besoin de ce sursaut fédéral. Il doit venir des peuples, des citoyens européens.

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