Le second tour de l’élection présidentielle déterminera, entre autres, ce qu’il sera possible d’attendre du prochain quinquennat en termes de libertés individuelles.

Avec Marine Le Pen et le Front National, c’est simple. Rien, si ce n’est des régressions. Les soutiens récents de Christine Boutin et de Sens Commun, émanation politique de la Manif « pour tous », donnent un premier aperçu de la politique sociétale que compte mettre en œuvre le Front National.

Régressions sur les droits des femmes, avec des positions ambiguës sur l’avortement et les subventions publiques au planning familial.

Régressions sur la laïcité, avec la volonté d’interdire les signes religieux dans l’espace public pour discriminer les musulmans, en total opposition à l’esprit de la loi de 1905 qui est d’abord une loi de liberté.

Régressions sur le mariage pour tous, que Marine Le Pen veut abroger. Marion Maréchal-Le Pen a même annoncé qu’elle se porterait « garante » de cette abrogation.

Régressions sur le cannabis, avec une politique judiciaire axée sur le tout répressif.

Si Emmanuel Macron, qui se revendique progressiste, est moins volontariste que le Parti Radical de Gauche sur tous ces thèmes « de société », il se montre ouvert au débat et a déjà pris des engagements en ce sens :

  • Il souhaite ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes;
  • Il est favorable à une dépénalisation de la consommation de cannabis;
  • Il souhaite la reconnaissance en France des enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l’étranger;
  • Il souhaite rendre effective le droit aux soins palliatifs en fin de vie partout en France, et est favorable à l’ouverture d’un débat sur l’euthanasie et le suicide assisté.

Le 7 mai, pour les libertés individuelles (aussi), les Jeunes Radicaux de Gauche voteront pour la République, donc pour Emmanuel Macron. Nous serons exigeants sur la mise en œuvre d’un agenda de débats de société et de réformes pour ouvrir de nouveaux droits. Donnons le bénéfice du doute au candidat progressiste pour porter ces questions face au Front National qui n’est synonyme que de régressions et, au mieux, d’immobilisme.

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