Théo, jeune homme de 22 ans, a été grièvement blessé il y a dix jours par des policiers lors d’un contrôle d’identité. Ce qui devait être un simple contrôle d’identité s’est soldé par une hospitalisation avec plusieurs blessures au visage et une plaie anale. Les Jeunes Radicaux de Gauche condamnent la gravité et la brutalité des faits. L’enquête judiciaire en cours doit rendre ses conclusions rapidement et en toute transparence. Tous les crimes et délits, surtout ceux commis par l’autorité policière, doivent être sévèrement punis. En aucun cas, les forces de l’ordre n’ont le droit d’utiliser la force légale pour violenter et humilier.

Mais il faut s’interroger au delà de cet incident que nous déplorons. Avec l’affaire Théo, les appels au calme et les manifestations pacifiques émaillées de violences se succèdent. Cette situation n’est d’ailleurs pas sans en rappeler d’autres : la mort de  Zyed et Bouna, dans un transformateur électrique ou la mort d’Adama Traoré.  Les émeutes urbaines de 2005 planent dans toutes les mémoires.

L’avenir de nos banlieues doit être un sujet essentiel de la prochaine campagne présidentielle. Depuis plusieurs années, elles en sont les grandes absentes et rien n’est réellement fait pour régler le problème d’enclavement de certains quartiers.

Nous souhaitons mettre en garde les responsables politiques contre l’absence de solutions concrètes pour l’avenir de nos banlieues. Depuis 2005, rien n’a été fait. La politique de la ville a été peu transformée, elle est coûteuse et finalement sans grands résultats.  Peu de politiques ont été menées avec succès pour apporter des solutions au problème endémique de l’emploi. La politique en matière de sécurité est restée la même : le court terme, le maintien de l’ordre, les opérations spectaculaires sont toujours privilégiés au travail de fond, à la sécurité de proximité et au travail d’investigation. Par ailleurs, force est de constater que malgré les promesses de 2012, le gouvernement de François Hollande ne s’est pas emparé de la question. Pour nous, Jeunes Radicaux de Gauche, c’est l’échec d’une politique tout entière.  La situation actuelle est révélatrice d’une fracture, qu’il faut urgemment résoudre.

La tournure que prend l’affaire Théo devient dramatique. Tout le monde se regarde avec perplexité. Les forces de l’ordre craignent de voir leur quotidien déjà difficile, se compliquer. Les habitants expriment leur malaise social.  La Justice est prise entre deux feux. Pourtant, tous sont des piliers de notre République et de notre démocratie.

Les Jeunes Radicaux de Gauche tiennent à le réaffirmer. Nos banlieues ne sont pas des territoires perdus. La politique ne doit pas les laisser pour compte. Certes, les défis sont grands,  en termes d’emploi, de délinquance, d’éducation ou de formation, dans des zones où le chômage des jeunes flirte avec les 40%. Mais si personne ne s’empare de la question, le problème persistera.

Alors que la course à la Présidentielle se poursuit, les JRG défendent une justice équitable pour tous, une police de proximité et un investissement de l’Etat pour l’emploi des jeunes. Pour nous,  la solution ne passe certainement pas par la droite ou l’extrême droite, qui ne proposent que la méthode forte comme solution d’avenir pour nos banlieues.

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