Originaires principalement du Nigeria, de la Gambie ou du Sénégal, les migrants atteignent la Libye, principale porte d’entrée vers les pays européens. Cette traversée de l’Afrique puis de la mer Méditerranée n’est pas sans danger. Fuyant les persécutions et les misères endémiques, les migrants qui tombent entre les mains des passeurs sont confrontés à l’extorsion de fond, le kidnapping, la malnutrition, l’esclavage et le meurtre. Les Jeunes radicaux de Gauche (JRG) dénoncent vivement la situation des migrants détenus en Libye et des pratiques de traite d’êtres humains partout dans le monde.

Cette situation met en exergue les conditions inhumaines que peuvent subir des hommes, des femmes, des enfants qui décident de tout abandonner pour reconstruire ailleurs. Si la Libye est aujourd’hui pointée du doigt, n’oublions pas que le problème ne se limite pas qu’à ce pays ni à cette pratique. D’après les Nations-Unis, 232 millions (chiffre de 2013) de personnes résideraient en dehors de leur territoire d’origine et ce chiffre tend à augmenter.  Et c’est dans ce contexte de mobilité internationale que nous, les Jeunes Radicaux de Gauche, défendons un droit universel à la migration pour contraindre les États à faire de la protection de ces personnes une priorité. Ce droit universel permettrait de garantir les libertés individuelles de chacun, notamment, l’accès à la  justice, l’accès à la santé et l’accès à un droit social quel que soit le pays où il réside. Ce nouveau droit permettrait de réduire les violences ainsi que les discriminations que peut subir une personne étrangère. Sur le plan diplomatique, cela encouragerait les pays à consolider une véritable solidarité internationale pour assurer la sécurité des migrants et pour lutter contre les réseaux de passeurs, souvent reliés au crime organisé.

La mise en place de dispositifs garantissant un droit aux migrants est une nécessité et l’Union Européenne doit  faire preuve de détermination pour faire respecter la démocratie et les droits humains sur son territoire. Actuellement, le terme migrant est souvent associé aux demandeurs d’asile ou aux réfugiés de guerre ou climatiques. Or, il englobe aussi les migrations dites « Nord-Nord » ou entre pays dits « en voie de développement » (environ 60% selon la Cimade), il nous parait donc important de signaler la discrimination que peuvent subir les personnes issues de pays sous-développés ou en guerre. Nous appelons l’Union Européenne à plus d’humanité dans sa gestion des flux migratoires venant d’Afrique ou des pays du Moyen ou Proche-Orient en améliorant aussi bien les conditions d’accueil de migrants que les relations qu’elle entretient avec les pays méditerranéens.

Quant à La France, pointée du doigt à de nombreuses reprises pour son non-respect des droits de l’Homme concernant sa politique migratoire, elle doit se rappeler qu’elle est signataire de la déclaration universelle des droits l’Homme ainsi que de la déclaration du Droit des Enfants.

 

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