Pour une agriculture renouvelée

La valorisation des circuits courts, les initiatives de types jardins ouvriers / partagés permettent de recréer le lien avec le milieu naturel. Plus qu’offrir la satisfaction de consommer les produits de qualité, des produits de son propre effort, les jardins sont un lieu de convivialité sociale et écologique. Mais ces lieux ont avant tout une importance pédagogique. Une transformation plus large du système agricole est nécessaire.

Les conséquences du modèle d’agriculture actuel, qui en plus d’être économiquement intenable, est une source de pollution à la fois dans les sols, mais aussi dans l’atmosphère par l’utilisation de certains engrais, notamment dans les territoires de culture intensive.

Les outils de production et de transformation sur l’ensemble du territoire doivent être relocalisés. Ce procédé éviterait la pollution due à l’agriculture intensive en Bretagne, par exemple, et diminuerait le bilan carbone de la production et la transformation des produits agricoles. Aujourd’hui si les circuits courts connaissent un fort développement, leurs parts de marchés restent restreintes et peu d’outils de transformation des produits agricoles en produits alimentaires existent, ce qui limite le développement des circuits courts.

Une autre priorité, est d’inciter les agriculteurs à la conversion biologique. Si nous pouvons difficilement changer les outils de transformation à court terme nous pouvons changer plus facilement les outils de production.

Une transition énergétique essentielle

Arrêtons les discours tièdes, les évitements et travaillons à un nouveau modèle de développement économique respectueux des ressources dont nous dépendons et des moyens de chacun. N’opposons pas économie et protection de l’environnement, mais faisons de la lutte contre le réchauffement climatique une opportunité

Un nouveau modèle de production et surtout de consommation doit être développé. Cette révolution de nos modes de vie doit être une réelle opportunité. En effet, depuis la fin de XVIIIème siècle, les révolutions de l’énergie sont les leviers de nouveaux cycles économiques selon l’approche schumpétérienne. A ce titre, les nouvelles énergies (biomasse, solaire, éolien/ hydrolien…etc.) sont un levier pour une «nouvelle révolution industrielle», créatrices d’emplois non-délocalisables et de qualité, car elles requièrent des compétences humaines de haut niveau, toujours innovantes.

La transition énergétique est un projet de société: elle doit être portée collectivement. La méthode partenariale, dite du Grenelle à 5 (Etat, collectivités, syndicats, patronats, associations), est la bonne méthode : elle permet de dégager une vision partagée du destin commun.

Vers un éco-solidarisme

L’Ecosolidarisme moderne permet d’élargir le concept de société du Contrat Social en y intégrant l’environnement naturel. Les individus exploitant les ressources naturelles et la biodiversité à leur bénéfice, il est également de leur devoir de les préserver afin d’en assurer leur pérennité.

L’émancipation durable doit être considérée comme le but universel de toute action politique. Elle passe par la préservation d’un certain capital économique, écologique et culturel que les générations passées ont contribué à préserver. Elle passe aussi par la lutte contre l’obscurantisme, l’oppression et la misère qui risquent de se développer avec l’augmentation des crises écologiques et géopolitiques.

 

Propositions

  • Mobiliser la PAC au service d’une agriculture humain
  • Défendre une politique européenne et internationale pour faire face aux défis environnementaux
  • Relancer une politique d’investissement public dans la recherche et le développement tournée vers la croissance verte,
  • Développer une nouvelle façon de consommer, autour de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage.