A l’heure de la mondialisation, il est indispensable que chaque candidat ait une politique internationale définie. Le FN ne fait pas exception et propose un positionnement auquel les JRG sont opposés.

La sortie de l’Union Européenne 

Marine Le Pen propose, à la suite d’un référendum, la sortie de la France de l’Union Européenne. L’Europe traverse actuellement une crise politique sans précédent. La tentation du discours eurosceptique attire de plus en plus de personnes qui, parfois à juste titre, ne comprennent pas le fonctionnement de l’Union Européenne.

Favorable à une Europe fédérale, citoyenne et solidaire nous ne pouvons que lutter contre le Frexit. Cela ne nous empêche pas d’avoir des propositions critiques pour rapprocher les citoyens des institutions européennes et les rendre plus démocratiques. Ne faisons pas une croix sur l’Europe !

Les pertes économiques et sociales que causerait le départ de la France seraient désastreuses. Encore une fois, il nous faut rappeler que l’Union Européenne est le dessein positif issu de la Seconde Guerre Mondiale, garante jusqu’ici du maintien de la paix sur le continent.

Un rapport néo-colonialiste avec l’Afrique 

Dans un livret disponible sur le site du Front National, le parti veut soutenir les États Africains afin de les solidifier économiquement et institutionnellement, car en 2050 il y aura “400 millions de jeunes entre 16-24 ans” et ceux qui ne trouveront pas leur place immigreront “en masse” en France, ou alors “ils prendront ce qui leur est dû dans la violence, dans l’anarchie ou sous la coupe de seigneurs de guerre, de bandes criminelles ou de groupes djihadistes”. On retrouve à travers un langage lisse un discours nauséabond propre à l’extrême droite.

Marine Le Pen ne veut tellement pas d’immigration en France qu’elle est prête à augmenter significativement l’aide versée aux pays africains : 0,7% de la richesse nationale sous forme d’aides au développement de l’agriculture et de l’éducation.

Pour cela, Marine Le Pen prévoit même de créer “une structure ministérielle unique pour le développement, la solidarité et les sécurités”. Si ces propositions pourraient sembler positives, elles sont loin d’être le symbole d’une solidarité volontaire : leur justification est d’abord paternaliste, stigmatisante et anti-immigration. De plus, ces aides seraient conditionnées au contrôle de la France sur la gestion financière de ces fonds, et à une priorité donnée aux entreprises françaises dans ces pays. Le Front National propose ainsi une vision néo-colonialiste sous couvert de « coopération ».

Les relations internationales du Front National : Trump et Poutine

Si elle souhaite quitter l’Union Européenne, le FN sollicite malgré tout une alliance “Paris-Berlin-Moscou”. Les liens entre le Front National et la Russie de Poutine sont forts. Un symbole visible est la déclaration favorable de Marine Le Pen sur l’annexion de la Crimée. De plus, il a été établi que le parti a emprunté à deux banques russes liées au pouvoir environ 11 millions d’euros. La question de l’indépendance de l’État français, si le FN venait au pouvoir, est préoccupante.

Le soutien de Marine Le Pen au candidat américain « Républicain » est apparu comme une évidence. Donald Trump a tout pour plaire au FN. Sa victoire a été perçue, notamment pour la Présidente du Front National, comme une véritable victoire d’un « outsider » sur l’élite américaine. Quand on sait que Donald Trump est un pur produit du fameux « système » américain et de son élite… Tout ce que le FN prétend combattre en France !

Le Front National en copinage avec les partis européens d’extrême-droite

Geert Wilders, chef du parti hollandais Parti pour la liberté. La particularité de ce parti est qu’il ne possède qu’un seul adhérent, le chef lui-même, ce qui lui permet de financer son parti avec des fonds exclusivement privés et d’être opaque sur les donations qu’il perçoit.

Heinz-Cristian Strache, chef du FPÖ en Autriche. Ce parti nationaliste et populiste considérait en 1991 que le Troisième Reich avait été plus efficace que le gouvernement de l’époque dans la politique de l’emploi.

Janusz Korwin-Mikke, député européen du Congrès de la Nouvelle Droite (KNP) jusqu’en 2015, parti polonais allié au FN au Parlement Européen, qui affirmait en séance que « les femmes doivent gagner moins car elles sont moins intelligentes ».

Voici un aperçu des partenaires principaux de la France, si le FN arrivait au pouvoir, qui ont en commun de prôner une Europe uniquement conservatrice, blanche et chrétienne.

Les Jeunes Radicaux de Gauche refusent cette vision réductrice et nostalgique de l’Europe.

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