En 1945, le monde a découvert l’horreur des camps de concentration et d’extermination nazis. Rappelons-nous que l’ignominie nazi étiquetait les personnes homosexuelles d’un triangle rose avant de les enfermer dans les camps. La plupart des pays et de leurs dirigeants se sont promis de ne plus jamais laisser se reproduire de tels actes inhumains. 72 ans après, l’inertie et le silence de la communauté internationale et de l’Union Européenne nous scandalisent.

La répression contre les personnes LGTBQ+ atteint son paroxysme en Tchétchénie (pays membre de la Fédération de Russie).  En effet, plus d’une centaine de personnes seraient torturées et massacrées,  en raison de leur orientation et/ou de leur identité sexuelle,  dans des prisons non officielles.

La Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales a été mise en place en 1950 après le travail du Conseil de l’Europe, au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour éviter que de telles atrocités ne se reproduisent. La Russie l’a mise en vigueur en 1998 après l’avoir signée deux ans plus tôt, dès lors elle doit la respecter. Cette convention protège nos droits et libertés les plus fondamentaux parmi lesquels le droit à la vie, l’interdiction de la torture et des discriminations, la liberté de réunion, la liberté de pensée… Autant de droits et libertés qui semblent être bafoués aujourd’hui. La France, en tant qu’État membre, a le pouvoir et surtout le devoir de veiller à l’application de cette convention.

Nous, Jeunes Radicaux de Gauche – JRG, soutenons les associations LGBT françaises Stop homophobie, Mousse et Comité Idaho France, qui ont déposé hier un recours devant la Cour Pénale Internationale contre ces actes qui répondent à la définition pénale de génocide. Nous demandons fermement à ce que les autorités russes laissent sa population manifester librement contre cette cruauté, et contre tout ce qu’elle voudra d’autre, par respect pour les libertés les plus fondamentales. Nous demandons également à Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre des Affaires étrangères français, d’agir avec rapidité et sévérité auprès des instances compétentes pour que ces crimes cessent.

Aujourd’hui, 17 mai 2017, journée mondiale de lutte contre l’homophobie, nous affirmons que nous ne pouvons pas, en tant que défenseurs des libertés individuelles, accepter qu’un pays puisse agir de la sorte. Nous n’acceptons pas ces atteintes à la dignité humaine et la vie des tchétchenes.

Nous, JRG, appelons la communauté internationale à se mobiliser pour ne pas laisser ces actes perpétrés dans le silence et l’impunité.

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